Rima Hassan a été placée en garde à vue cette semaine pour apologie du terrorisme. Mais lors de son interpellation, les enquêteurs ont découvert autre chose : de la 3-MMC, une drogue aphrodisiaque très prisée dans certains milieux. Petit tour d'horizon d'une molécule qui n'a rien d'anodin.
La 3-méthylméthcathinone, aussi appelée métaphédrone, 3M ou simplement "la 3", n'est pas une drogue récréative comme les autres. Si elle circule autant dans certains cercles, c'est pour une raison très précise : elle transforme radicalement la manière dont on vit le désir et la séduction.
Avec la 3-MMC, les filtres sautent quasi immédiatement. Les doutes s'évaporent, les hésitations disparaissent. Envoyer un message, soutenir un regard, se rapprocher de quelqu'un, tout devient naturel, presque évident. Dans un contexte de rencontre, les échanges deviennent plus directs, plus rapides, plus intenses. On va droit au but, sans tourner en rond pendant des heures.
C'est souvent là que tout bascule. La montée du désir peut être progressive ou très rapide, mais elle est nette. Le corps devient plus réactif, plus sensible au moindre contact physique. Un simple rapprochement suffit parfois à créer une vraie tension.
Conséquence directe : l'attirance paraît bien plus forte qu'elle ne l'est réellement, et certaines limites peuvent sembler étrangement floues.
Autre effet très marquant : la sensation de connexion ultra-rapide avec l'autre. On accroche, on ressent quelque chose d'intense, presque unique. Les discussions semblent plus profondes, les émotions plus sincères.
Mais il faut rester lucide. Cette intensité est souvent artificielle. Une fois l'effet dissipé, la réalité peut s'avérer très différente, et parfois franchement décevante.
La 3-MMC donne aussi l'impression d'être infatigable. Plus d'énergie, plus d'envie, plus de disponibilité, sur le papier, ça semble idéal. En pratique, cela s'accompagne fréquemment de prises de risques : décisions impulsives, rapports non protégés, choix qu'on n'aurait jamais faits à jeun. Sans oublier la descente, souvent bien moins agréable que la montée.
Apparemment Rima Hassan ne comptait pas plaider la cause palestinienne, mais avait plutôt en tête un autre type de soirée nettement plus intéressante et productive. Comptait-elle rejoindre son camarade Andy Kerbrat ?
Le député LFI avait été contrôlé en 2024 par la police dans le métro parisien alors qu'il achetait de la 3-MMC, et on avait ensuite appris qu'il s'était fait livrer cette drogue régulièrement en utilisant ses frais de mandat (25 000€). Interrogé sur la facilité d'accès à la drogue, il avait simplement répondu : "Tout le monde fait ça !".
Il faut croire qu'il avait raison, tout le monde fait ça chez LFI, et visiblement, la désinhibition est un sport collectif dans ce parti politique.